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  • Le Cloud hybride

    Le Cloud hybride

    Le Cloud Hybride

    Nous vous avons déjà parlé dans cette tribune du Cloud et des principaux acteurs. Cette technologie suscite les convoitises, la centralisation et l’administration des données étant un enjeu clé. Il fut un temps où même le gouvernement français rêvait d’un Cloud souverain. Mais avez-vous entendu parler du Cloud hybride ?

    Cloud privé, Cloud public

    Le Cloud hybride se base sur le principe de répartition des charges entre deux types de serveurs Cloud, privé et public. Le Cloud privé est un Cloud individuel, ou un serveur local, administré par l’entreprise qui héberge ses données. Seule l’entreprise utilise les serveurs de ce Cloud. Le Cloud public est un espace mutualisé avec d’autres entreprises. Un Cloud hybride est un service Cloud utilisant les deux solutions, une partie privée, sécurisée, une partie publique et mutualisée, flexible.

    Selon le NIST (National Institute of Standards and Technology, rattachés au département du commerce des États-Unis), la définition de ce système est « une infrastructure Cloud composée de deux infrastructures Cloud distinctes ou plus pouvant être privées ou publiques et qui restent des entités uniques, mais sont connectées par une technologie standard ou propriétaire permettant la portabilité des données et des applications

    … à un objectif donné.

    La flexibilité. C’est le mot d’ordre de ce système. Avec le Cloud hybride, il est possible d’héberger les données sensibles sur un serveur propriétaire, sécurisé, d’un petit dimensionnement, ou d’un rendement de connexion élevé. Le reste des données plus basiques, où le contenu sera alors hébergé sur des serveurs publics, moins cher, plus flexible. Selon les besoins, il est aussi possible de transférer une partie de la charge de connexion en déportant, sur des serveurs publics temporaires, des services, comme pour contrebalancer un pic de connexion lié à une activité saisonnière. Cela peut s’apparenter à du load balancing dans certains cas, en répartissant les données non critiques. Enfin, en s’appuyant sur des solutions publiques, on réduira les coûts de maintenance sur cette partie, permettant de se concentrer sur la maintenance de la partie privée, contenant les ressources critiques.

    L’intérêt

    Les contraintes

    Il faut utiliser les architectures middleware et software adaptés permettant l’interopérabilité du service sur les différents serveurs, et donc planifier en amont l’utilisation de cette technologie. Si ce n’était pas prévu initialement, cela engendrera des coûts supplémentaires.
    Autre contrainte, la différenciation du traitement sur les serveurs. Que ce soit sur la latence de la structure ou la charge de trafic, avoir des différences et des décalages sur les différents processus peuvent être rédhibitoire et contre-productif dans certains projets ou services.

    … à un objectif donné.

    Les trois acteurs principaux, AWS, Google Cloud et Microsoft Azure plus récemment proposent des solutions mettant à profit l’hybridation du Cloud. En 2018, déjà, Google s’associait avec Cisco pour développer ces solutions. D’autres acteurs, comme Salesforce dont nous vous parlions précédemment, innovent dans le cloud pour proposer leurs solutions métier. Avec l’appui du Machine Learning, il est de plus en plus possible de créer une interopérabilité et une flexibilité entre les serveurs pour répondre au besoin grandissant des entreprises qui sont en lien, de prêt ou de loin, avec la Data.

    Les acteurs

    L’avenir ?

    Avec l’augmentation des environnements hybrides, les besoins en infrastructures automatisés ont suivis. Cela n’est pas propre au Cloud hybride, mais aussi aux services multi/omni-Cloud, qui consiste à répartir ses charges entres différents serveurs et opérateurs. Avec les besoins grandissant de la Data, en stockage et en IA pour le traitement des données, le Cloud hybride automatisé s’est trouvé naturellement un allié. Les progrès en machine learning profitant aux deux domaines, les percées de l’un profiteront à l’autre. Et c’est tout l’écosystème numérique des entreprises, voir tout le monde de l’information qui en récoltera les fruits.

    Et l’on en est qu’au début.

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    • Salesforce, Slack, et les solutions Cloud.

      Salesforce, Slack, et les solutions Cloud.

      Salesforce, Slack, et les solutions Cloud.

      Début décembre, l’une des grosses nouvelles dans le monde de la Tech était le rachat de Slack par Salesforce. En acquérant la solution de messagerie instantanée d’entreprise, Salesforce confirme ses ambitions à étoffer ses solutions business, le but étant de devenir un acteur incontournable software et infrastructure. Car au-delà d’être un fournisseur CRM, c’est aussi un acteur Cloud qui grossis, avec des solutions CDN.

      État des lieux des acteurs principaux Cloud

      Actuellement, il y a 3 acteurs majeurs des services Cloud : Microsoft Azure, Amazon Aws et Google Cloud. Nous avons déjà présenté ces acteurs majeurs ici : https://www.cerebro-technologie.fr/index.php/cloud/, mais voici un rapide comparatif.

      Entre ces trois acteurs, il n’y a pas vraiment de classement, les technologies et les offres évoluant rapidement. Mais quelques points peuvent être d’ores et déjà avancés. Microsoft Azure est un service Cloud proposant des offres de type PaaS (plateform as a service) et IaaS (infrastructure as a service). Microsoft est aussi le propriétaire de solution SaaS (software as a service), comme la célèbre suite office 365, preuve de leur maitrise logiciel et de leur place d’acteur dominant sur la scène informatique.

      Amazon AWS propose aussi des solutions Cloud SaaS, PaaS et IaaS, mais à commencé plus dans l’hébergement de données et l’acheminement de celles-ci. Disposant de services d’acheminement de données et des backbones internet, de nombreux opérateurs internet font appel à Amazon et son service CDN (content digital network) pour fournir les connexions optimales entre les différents serveurs partout dans le monde.

      Google enfin, initialement plus orienté stockage de données et services SaaS, se trouve en solution intermédiaire. Leur réseau propriétaire se développe, leurs serveurs de stockages sont parmi importants du monde, leurs suites de travail collaboratif est un des plus adoptés du grand public et des PME. La société mère, Alphabet, n’hésite pas à expérimenter dans des domaines précurseurs, comme le projet d’internet par ballons-sondes Loon. En faisant profiter à toutes les filiales des avancées et améliorations découvertes, c’est l’innovation, l’amélioration et la fiabilisation des solutions proposées par Google Cloud qui sont améliorées.

      Mais tous trois travaillent sur une chose primordiale : le CDN. Stocker et conserver les données nativement, posséder et contrôler les canaux de transmission, dans le but d’être le plus rapide possible sur l’acheminement des données et subir le moins d’influence extérieure.

      Les besoins stratégiques de Salesforces

      Au-delà de l’aspect logiciel CRM de Salesforce, il y a des besoins. Pour pouvoir piloter un CRM à l’échelle mondiale comme dans les cas d’Adidas ou de Gazprom-Energy, qui ont des activités sur toute la planète, il faut être capable de délivrer des données sensibles et confidentielles partout dans le monde, et le plus rapidement possible. Rien que par ce postulat on peut voir pourquoi les offres cloud de Salesforce se renforcent : Le développement d’un CDN interne était nécessaire, pour pouvoir garantir l’usage d’un outil Cloud partout dans le monde, sécurisé et performant. Salesforce s’est mis à proposer des offres Cloud et CDN en parallèle de leurs propres usages pour mettre à profit leur expertise acquise en interne.

      Avec le rachat de Slack par Salesforce annoncé le 1er décembre 2020, le groupe confirme la volonté d’étoffer son panel d’outils et de services pour concurrencer sérieusement les acteurs déjà installés. L’intégration de Slack est déjà une des options proposées par le CRM. Mais ce n’est pas le premier rachat réalisé par le groupe, qui en début de décennie dernière avait commencé par acquérir des groupes versés dans la Data. Les acquisitions se sont poursuivies toute la décennie, évoluant doucement sur l’acquisition de solution SaaS comme Rebel Mail, MapAnything et Tableau en 2018 et 2019.

      Avec ce dernier rachat, Salesforce s’inscrit plus que jamais comme un acteur grandissant et incontournable de la relation BtoB et BtoC.